dimanche, août 25, 2019

 

Par un décret présidentiel du rendu public dans l’après-midi du lundi 25 février 2019 à Bangui, Le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera nomme Firmin Ngrébada Premier ministre, en remplacement de Simplice Mathieu Sarandji démissionnaire la semaine dernière. Avant sa nomination, M. Ngrébada était Directeur de cabinet du président de la République. C’est lui qui avait conduit la délégation gouvernementale aux pourparlers de paix à Khartoum (Soudan) ayant abouti à la signature d’un Accord de paix et de réconciliation nationale entre 14 groupes armés et le gouvernement le 6 février 2019 à Bangui.

Né en 1968, Firmin Ngrébada est l’un des proches collaborateurs du président Touadera depuis longtemps. A l’époque où ce dernier occupait le poste de Premier ministre sous le régime de François Bozizé, il était son Directeur de cabinet adjoint, alors que Simplice Mathieu Sarandji qu’il vient de remplacer à la Primature était le Directeur de cabinet.

Il a donc désormais la lourde responsabilité de former le gouvernement inclusif prévu dans l’Accord de Khartoum qu’il lui-même conduit. Il serait donc l’homme de la situation avec une mission précise. C’est sous l’égide de l’Union Africaine et des Nations Unies que cet Accord de paix et de réconciliation nationale a été négocié à Khartoum du 22 janvier au 5 février 2019.  Firmin Ngrébada, fin rédacteur des discours politiques de Faustin Archange Touadera, fut aussi un cadre du Rassemblement Patriotique pour la République (RPR) de Ferdinand Alexandre Nguendet, ci-devant ancien président du Conseil National de Transition et allié de Faustin Archange Touadera avant de tomber en disgrâce avec le régime de Bangui.

Directeur de cabinet du président Touadera, il est considéré comme l’homme de main et l’axe central du régime. D’aucuns lui attribuent l’orientation vers la Russie du régime de Bangui.  Grand négociateur, Firmin Ngrébada et désormais premier ministre aura la charge d’un gouvernement inclusif selon l’article 21 de l’engagement entre les parties.

Ses nombreux défis sont tout d’abord sa capacité à respecter et à faire respecter les clauses de l’accord, rassurer la communauté financière internationale de sa volonté à assainir les finances publiques et conduire aux élections libres et transparente de 2021. Le défi majeur commence par la formation de son gouvernement, la taille et la configuration que cela peut donner. À 51 ans, il aura passé beaucoup de temps auprès de l’actuel président de la République et dont toute la confiance est mérité pour un retour définitif à la paix en Centrafrique.

Donfack Tsapgou.

 

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