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PRÉSIDENTIELLE TUNISIE – ABDELKRIM ZBIDI : DE MINISTRE DE LA DÉFENSE À CANDIDAT FAVORI À L'ÉLECTION DU 15 SEPTEMBRE

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Dans cet autre billet nous continuerons de faire connaissance avec un autre candidat en pole position à la course pour briguer la magistrature suprême en Tunisie, Abdelkrim Zbidi.
 
Il est titulaire d’un doctorat de médecine de l’université Claude-Bernard de Lyon, d’une maîtrise de physiologie humaine et exploitations fonctionnelles, d’une maîtrise de pharmacologie humaine, d’un diplôme d’études approfondies en physiologie humaine et d’un diplôme d’études et de recherches en biologie humaine.
Il devient coordinateur de la formation des techniciens supérieurs de santé à la faculté de médecine de Sousse entre 1981 et 1988 ; il occupe aussi plusieurs fonctions à la faculté : chef du département des sciences fondamentales entre 1982 et 1989 et professeur hospitalo-universitaire à partir de 1987. Il est par ailleurs chef de service des explorations fonctionnelles à l’hôpital Farhat-Hached de Sousse entre 1990 et 19991.
Il est chargé à partir de 1992 de missions d’expertise dans le domaine des applications médicales du nucléaire auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Président du Collège de physiologie et explorations fonctionnelles entre 1994 et 1997, il est recteur de l’université de Sousse de 1995 à 1999 et doyen de la faculté de médecine de Sousse entre 2005 et 2008.
Il est l’auteur d’une centaine de publications scientifiques et le directeur de plusieurs thèses en médecine.
Natif de Rejiche dans le gouvernorat de Mahdia, Abdelkrim Zbidi est orphelin de père et issu d’une famille très modeste. Enfant, il se consacre à la récolte des olives et à la pêche. Etudiant brillant et inspiré il fut repéré par le professeur Gharib à cause de ses résultats exceptionnels qui l’aide à entrer à la faculté Claude-Bernard, à Lyon.
Au privé, en pleine croissance, il abandonne tout et choisit de se mettre au service de l’Etat en servant au public en 1978.
Il est marié et père d’un enfant, mort lors d’un accident de la voie publique. Il a également reçu les distinctions honorifiques de Commandeur de l’Ordre de la République tunisienne et de Grand officier de l’Ordre tunisien du Mérite.
Cependant, comment ce médecin bardé de diplômes, calme et discret est-il devenu, contre toute attente, le candidat tout près d’être investir au soir du 15 septembre au palais de Carthage en tant que Président de la République, successeur de feu Béji Caïd Essebsi ?
Comme le dit Frida Dahmani, dans Radiographie d’un phénomène : « c’est un homme réservé, sobre, que l’on pourrait croiser sans le reconnaître. Et pourtant (…) la formation Afek Tounes vient de lancer une campagne de collecte de parrainages en sa faveur pour la présidentielle. Nidaa Tounes le soutient. Le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui appuie le chef du gouvernement, Youssef Chahed, l’a qualifié de « patriote au service du pays » »
Cet homme d’Etat averti a fait son entrée au gouvernement en 1999 au poste de secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé de la Recherche scientifique et de la Technologie de 1999 et 2000, puis ministre de la Santé publique en 2001 dans le gouvernement Mohamed Ghannouchi.
Lors du remaniement du gouvernement d’union nationale, le 27 janvier 2011, il devient ministre de la Défense nationale, en remplacement de Ridha Grira en poste depuis 2010. Il reste ministre dans le gouvernement de Béji Caïd Essebsi puis dans celui de Hamadi Jebali. Par le décret n°2013-2922 du 12 juillet 2013, Zbidi est nommé comme chargé de mission au cabinet du ministre de la Santé publique, en remplacement à Abdellatif Mekki, en date du 15 juin 2013, ce qu’il nie le 1er août.
Le 6 septembre 2017, il fait son retour comme ministre de la Défense nationale.
Après la mort de Béji Caïd Essebsi, Afek Tounes et Nidaa Tounes annoncent leur soutien à une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2019. Le 7 août, il se porte officiellement candidat. Le même jour, il démissionne de son poste de ministre de la Défense.
Profondément croyant, il décide de se retirer avec son épouse un temps de la vie publique après le décès de son fils. Deux ans après l’appel de Mebazaa, en 2013, Zbidi claque la porte du ministère de la défense en raison de profonds désaccords avec le président Moncef Marzouki. Cela le place au rang d’un homme peu attaché aux poste et aux privilèges, par des contemporains. La vie étant imprévisible revoilà Zbidi et Marzouki rivaux pour la présidentielle de la mi-septembre 2019.
 
Abdelkrim Zbidi, le candidat vedette des médias aurait-il les armes nécessaires pour s’affranchir du Fauteuil Présidentielle du palais de Carthage ? seul le soir du 15 septembre et les dieux des élections nous situerons.
 
Jean-Bedel Gnabli
Contactez la rédaction : contact@rlf-media.com

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AFRIQUE · POLITIQUE

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