Chroniques ivoiroises : ma chère Côte d’Ivoire

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Place Akwaba Abidjan

Chère Ivoire,

Je pèse mes mots en disant « chère » car tu l’es à mes yeux

Comme il me tardait de te retrouver ma bien-aimée, toi si loin et si proche de mon cœur pour te chanter des cantiques d’amour.

Quelle douleur immense que d’avoir été séparée de toi mais j’ai été consolée à nos tardives retrouvailles telle que je t’avais laissé,

A 7 années près….

Que d’émois ! Que d’émois, mon amie !

Démarche élégante et fière

Figure altière et grave

Telle une Reine sur sa mule

Tu te dresses pour contempler jalousement tes terres conquises.

Abhorrant des perles couleur arc-en-ciel tu éblouis tous tes courtisans ameutés pour admirer l’éclat de ta beauté, telle une nouvelle mariée au soir de ses noces

Belle Ivoire, que n’as-tu causé tant de jalousie autour de toi !!

Fraicheur de l’aurore, chaleur apaisante du crépuscule,

Ma Précieuse, tu incarnes la douceur agressive du félin

Mère des mers du sud

Princesse du Royaume baoulé

Guerrière à l’haleine sauvage de la dense forêt

Amazone élancée de la savane

O ma douce, je puis t’offrir tout le jour des concerts de psaumes accordés sur la lyre de mon cœur

Comment te dire ?

Tes courbes curvilignes affolent mon cœur vers la dérive trapézoïdale de l’aigle royal

Ton pas, mas chère, a quelque chose éléphantesque

Et ton assurance imite celle du paon paisible qui se prélasse inlassablement sur l’herbe verte

Ah ! Majestueuse Ivoire, tu as une singulière manie d’entrainer les états d’âme de ceux qui t’admirent dans une valse sinusoïdale

Enfin réunies, nous pourrons faire un feu de joie des lugubres guenilles de la souffrance dont tu étais depuis longtemps

Ces quelques lignes négligées sur un bout de papier volant ont été glanées dans une marre de souvenirs enfouis et témoignent de mon profond attachement à ta personne

Reçois alors, ma douce, l’expression la plus distinguée de mes sentiments, assurément, sincères.

 

OPREA KPEHE

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