RD Congo – Élection présidentielle 2018 : le président de la CENI à la rencontre des observateurs internationaux

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Corneille NANGAA président de la CENI rencontre les observateurs internationaux du CAD

LE GOUVERNEMENT ET LA CENI SOUHAITE UNE PASSATION DE POUVOIR DE MAIN A MAIN POUR LA PREMIERE FOIS EN RDC DEPUIS 1960.

La journée de lundi 24 décembre s’est achevée à Kempinski hôtel fleuve Congo par la séance de travail qu’a tenue le président de la CENI avec les observateurs internationaux du Conseil Africain pour la Démocratie (CAD). La rencontre était la toute première, riche de renseignements et satisfaisante. Pour près de deux heures d’horloge, les deux parties ont échangées sur la tenue des élections le 30 décembre 2018 dans l’ensemble de la RDC.

D’entrée de jeux le président de la CENI et les membres de sa délégation sont bien accueillis par le vice président de la commission du CAD Son Excellence Honorable Revérien NDIKURIYO (Président du sénat du Burundi) et l’ensemble des observateurs internationaux suivis de quelques échanges de civilités et de présentation de tous les membres présents du CAD.

De prime à bord le président de la CENI confirme que les élections auront bel et bien lieu le dimanche 30 décembre 2018 ; tous les dispositifs logistiques sont déployés  sur l’ensemble du territoire ; le système électoral congolais est transparent et fiable ; la transmission des résultats est garantie et sera faite dans le délai réglementaire ou même avant. C’est par ces fortes déclarations que Corneille NANGAA ; au regard de la qualité des Observateurs internationaux du CAD, qui pour la plupart sont en première visite en RDC, a fait un exposé magistral pour présenter et expliquer le Congo démocratique contrairement à ce qui est présenté ou dit dans les médias internationaux sur les enjeux électoraux et la diplomatie internationale.
Il a notamment félicité la présence du Conseil Africain pour la Démocratie qui réconforte encore plus l’image de la République Démocratique du Congo et tout ce qu’elle représente pour l’Afrique ; car loin d’être ce pays où règne la dictature, le viol des femmes, l’Ebola selon l’opinion international ; la RDC est riche et vaste territoire qui a un caractère exceptionnel dans sa configuration et son riche et vaste potentiel minier lui confère des convoitises internationales qui pour la plupart sont là pour piller les ressources naturelles du pays. Donc la RDC est au-delà de tout un riche patrimoine qui emploi des milliers de citoyens et qui regorgent des milliers de tonnes de ressources naturelles et où il fait bon vivre.
Les scrutins du dimanche prochain les défis sont énormes pour un enjeu national de 40 millions d’électeurs aux urnes dont :
– 21 candidats en lice pour un siège au poste de président de la république,
– 15358 candidats en lice pour 500 sièges à la députation nationale,
– 19640 candidats en lice pour 715 sièges à la députation provinciale.
Le Congo démocratique, a une superficie de 2.345.409 km² repartis sur 26 provinces subdivisées en 32 villes en milieu urbain subdivisées en 310 communes dont 2815 quartiers pour 145 territoires (préfectures) et en milieu rural on compte 734 sous-préfectures ( chefferies ou secteurs) pour 6095 groupements dont 6095 villages. Pour les élections générales, la RDC compte 603 partis politiques, 75.781 bureaux de vote soit au minimum 378.905 personnes accréditées environ 5 membres par bureau de vote, 511.000 agents de supervision et 11 types d’élections dont (5 scrutins et 6scrutins indirects).

« Depuis 1960, la RDC n’a jamais connu l’expérience de la passation du pouvoir ; ce dimanche nous allons expérimenter cette passation de pouvoir main à main et c’est là notre grand défi » a laissé entendre le président de la CENI aux observateurs du CAD d’un ton ferme et déterminé et il poursuit en citant : « le président KASA VUBU de 1960 à 1965 enlevé par MOBUTU de 1965 à 1997, détrôné par Laurent Désiré KABILA de 1997 à 2001 assassiné et dont le fils prendra la place en 2001 jusqu’à cette année qu’il souhaite passer à un autre par la voix normale des urnes ».

L’un des défis majeur pour cette élection c’est de faire primer la démocratie congolaise qui n’a rien à envier aux pays voisins de la sous région car dit-il : « un jeune de 48 ans va laisser le pouvoir alors qu’il y en a ailleurs ses grands pères qui sont réélus pour un énième mandat ». corneille NANGAA va ici saluer la victoire de l’opposition qui n’a pas permis un changement de constitution et saluer courageuse la victoire du pouvoir en place parce que Joseph KABILA n’avait vraiment pas l’intention de modifier la constitution car si tel était le cas il aurait trouvé toutes les astuces pour y parvenir. Par ailleurs, la CENI regrette la perte non seulement du matériel mais aussi de 27 de ses hommes qui ont perdus la vie dans les déploiements ruraux lors des opérations d’inscriptions et de ravitaillements des circonscriptions ; ce qui la contraint pour des raisons sécuritaires et sanitaires de repousser pour le mois de mars les  élections dans les zones de Beni-Botembu qui compte 14 députés dont 2% ; les 6000 déplacées vers Brazzaville de la localité de Yumbi pour des raisons et crises ethniques.

Cependant, la CENI invite le CAD a fait la conquête de l’arrière pays pour se rassurer de la clarté des chiffres et données ; car pour ces élections la CENI a utilisé un budget qui se chiffre à 850 000 000 US Dollars repartis sur 400 000 000 USD pour les inscriptions de 40 millions d’élections dont 10 USD par électeurs, 435 000 000 USD pour le scrutin avec un ajustement à 450 000 000 USD compte tenu des énormes pertes survenues. Par rapport à la gestion des scrutateurs, une paye directe sera effectuée à hauteur de 75 000 000 USD au soir du scrutin après fermeture des bureaux de votes qui compteront 5 agents chacun dont 1 président, 2 accesseurs, 1 secrétaire et 1 assistant. Le défi sécuritaire quant à lui présente quelques légères failles dans les zones à crise mais des dispositions sont prises par les forces de défenses et de sécurités nationales. Après le scrutin, au plus tard le 6 janvier les résultats seront connus pour  la présidentielle et un délai de 9 jours sera accordé pour le contentieux électoral et l’investiture du nouveau chef de l’Etat se fera le 15 janvier 2019.

D.TSAPGOU

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