Sénégal : Recevabilité de la candidature de Khalifa Sall – Taxawu Sénégal persiste et signe

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© Partis Politiques par DR Manko Taxawu Sénégal revendique la victoire aux législatives à Dakar Dakar, le 1er août 2017 - La coalition Manko Taxawu Sénégal revendique la victoire aux élections législatives à Dakar. La coalition du maire de Dakar n`entend pas laisser la victoire lui être confisquée.

Par Enquête Plus

La Coalition ‘’Taxawu Sénégal’’ a fait face à la presse ce vendredi, pour s’exprimer sur la décision de la Cour suprême. Considérant que tous les recours ne sont pas encore épuisés pour clôturer l’affaire dite de la caisse d’avance, les partisans de l’ancien maire de Dakar restent convaincus de la recevabilité de la candidature de Khalifa Ababacar Sall. Pour la prochaine présidentielle.

La décision de la Cour suprême, rendue le 3 janvier dernier, confirmant la condamnation de Khalifa Ababacar Sall par la Cour d’appel de Dakar, ne fait point décourager les militants de l’ancien maire de Dakar. Ils croient encore dur comme fer à la recevabilité de sa candidature pour l’élection présidentielle du 24 février prochain. Ils persistent et signent : ‘’Il n’y a pas de débat ni de polémique possible sur la recevabilité de la candidature de Khalifa Sall. Il est candidat et il le sera lorsque la liste définitive des candidatures sera proclamée’’.

En effet, pour les militants de Taxawu Sénégal, le débat n’est plus sur la recevabilité de la candidature de l’ancien maire de Dakar mais plutôt sur la nécessité de préserver les droits du candidat Khalifa Sall. ‘’Il est absolument important que des dispositions soient prises dès à présent par la Justice, le ministère de l’intérieur, la CENA et le CNRA pour que Khalifa Sall, au même titre que les autres candidats, puisse faire campagne, présenter ses projets, rencontrer les populations et débattre avec les autres candidats’’, affirme Babacar Thioye Ba, mandataire de la coalition Taxawu Sénégal.

Les partisans de l’ancien maire de Dakar restent ainsi déterminer et n’écartent aucun moyen pour la recevabilité de la candidature de leur leader. En effet, Ils comptent sur le rabat d’arrêt qui, selon eux, dans une affaire pénale, a un caractère suspensif. ‘’L’arrêté de la Cour suprême du 3 janvier 2019 ne revêt pas le caractère de décision définitive. En effet, l’article 51 de la loi organique sur la Cour suprême dispose que : ‘’Les décisions de la Cour suprême ne sont susceptibles d’aucun recours, à l’exception de la requête en rectification d’erreur matérielle ou pour omission de statuer sur un ou plusieurs moyens et de la requête en rabat d’arrêt’’, précisent-ils, dans leur communiqué préliminaire, face à la presse.

Sur ce, les Pro Khalifa restent fermes. Pour eux, il n’y a pas de débat possible là-dessus. Le rabat d’arrêt a bel et bien un caractère suspensif. Pour preuve, ils évoquent un article écrit par l’actuel Président de la Cour suprême, Abdourahmane Diouf, à travers lequel, ce dernier démontrait le caractère suspensif du rabat d’arrêt. ‘’Aucun juge ne peut créer un lien entre la décision d’hier (Jeudi 3 janvier 2019) et la recevabilité de la candidature de Khalifa Sall. Surtout le Conseil constitutionnel qui est le seul compètent pour la recevabilité des candidatures parce qu’il se trouve que l’actuel président du Conseil à savoir Papa Oumar Sakho était le président de la Cour suprême au moment où le président Abdourahmane Diouf faisait son article. Donc, il sait mieux que quiconque que le rabat d’arrêt revêt un caractère suspensif’’, argue le mandataire de la coalition Taxawu Sénégal.

Le second argument avancé par les défenseurs de Khalifa Sall est que les six pourvois en cassation qu’ils ont formulés ne sont pas encore jugés. Par conséquent, l’affaire dite de la caisse d’avance n’est pas encore terminée et la condamnation n’est pas définitive. ‘’ La décision de la Cour suprême n’est pas définitive’’, insiste toujours Babacar Thioye Ba.

Pour clôturer son argumentaire, ce dernier de rappeler qu’aucune décision ‘’n’a été prononcée sur la privation des droits civiques et politiques qui empêchent leur leader de se présenter à la présidentielle du 24 février 2019’’.

ABBA BA

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